Roman Changer sa vie. Chapitre 5a

Changer sa vie, vers la lumière. Vers la lumière

Je me suis toujours demandé ce que je faisais sur Terre. De découvertes en surprises, Marc nous partage son chemin sans concession; mais avec légèreté.

Amis lecteur, je te livre mes pages. Laisse moi ton commentaire en bas de celle-ci :-)

Zut, je n’ai pas lu le début. Vers le chapitre 1 !

Je suis passé sur le billard pour avoir de nouveaux pieds. L’opération est plutôt rapide et indolore. Donc j’ai le droit à des « vacances ». Comme Coralie est aussi en arrêt pour finir de préparer son bébé nous sommes tranquilles à la maison ; faire les derniers préparatifs pour la naissance. Son bébé ? Visiblement, je ne suis pas encore habitué. Cora commence à ressentir des contractions.  je révise mes cours de naissance, montre en main, les contractions ont l’air de se rapprocher. Les rendez-vous à la maternité s’enchaînent. Le grand jour arrive. L’enfant bientôt va paraître. Dans la salle de travail, le personnel circule. Il y a même une infirmière qui se fait les ongles pendant que ma femme, les pieds dans l’étrier, me ferait presque regretter d’avoir désiré un enfant ; sur le mode « Dis donc il n’y a pas de raison que je sois la seule à passer un sale quart d’heure ». Je dois manquer d’imagination, je ne voyais pas cela ainsi.Je pâlis, je crois que je vais tourner de l’œil. Dieu merci, la french manucure de la praticienne étant terminée, elle peut me proposer un verre d’eau et une chaise. « Souffle bien chérie, encore un effort ;hasardais-je.

— Ahhhhhh ! JE TE HAIS !

— Mais oui, mais oui, ça va passer. Courage, allez souffle comme dans les cours, tenté-je J’aimerais être ailleurs, vite une bière.

— Nooooooon. Je vais mourir. »

Dire qu’elle a un temps failli renoncer à la péridurale, je bénis la médecine moderne. Dans un denier vagissement la tête commence à poindre. Je crois que l’on tient le bon bout, et que finalement bébé va sortir de son nid. Ouf ! Alors oui, c’est un petit garçon. Et effectivement c’est le plus beau, le plus mignon, le plus craquant bébé du monde ! Voilà Côme est paru. Nous voici réunis pour la première fois. Coralie semble plus détendue et esquisse même un sourire fatigué à mon endroit. Je reste prudent, interdit et complètement démuni face à cette petite chose qui commence à remuer. Qu’il à l’air fragile. Grand soulagement, tout le monde va bien. Le tenir dans mes bras avec ma douce à mes côtés me comble. Quand la gyneco l’a déposé sur le ventre de sa maman, il avait l’air d’observer son entourage en se demandant ce qu’il faisait là.

Dans deux trois jours, je ramène la troupe à la maison. Waouhh ! Je me sens soudainement investi d’une lourde responsabilité, très surprenant comme sensation. Je réalise que ce nourrisson ne peut survivre que grâce à l’attention et aux soins que nous lui prodiguons. J’ai le pressentiment que plus jamais ma vie ne sera pareille. Finie l’égoïste vie où la seule personne à laquelle je devais penser, c’était moi. Un nouveau-né ça à l’air encore plus fragile qu’un chat.

Je suis tourneboulé. J’aurais bien pris une bière, si je n’étais devenu l’incarnation même de la sobriété. Je ne ressens même pas de manque, juste un bien être et une santé très agréable. Retourner seul à la maison en laissant ma tribu, est étrange. Bon d’accord, c’est juste le début d’une tribu, mais il faut bien commencer par quelque part. Que vais-je faire ce soir. Finalement, après des mois de sobriété, l’option bière/pizza/vidéo me paraît ce qu’il y a de mieux pour fêter tout seul cet événement. Après tout, je ne suis pas sûr de pouvoir refaire cela avant longtemps. Une pizza bien grasse, de celle ou toutes celles de la carte ont le même goût, une grosse bière de bûcheron, et une série Z. Je passe en mode zombie pour la soirée. Une bière suffit à me faire tourner la tête et m’euphoriser. Serais-je devenu un petit joueur ? Je réalise que ceux qui se vantent de pouvoir lever le coude sans limites ne sont que des alcooliques qui s’ignorent.

Quand je repense à mon travail, je ne suis pas gagné d’enthousiasme. Ce repos forcé met en lumière que la filière informatique que j’ai choisie il y a quinze ans me plaît de moins en moins. Au démarrage de ce métier, c’était amusant, il fallait tout découvrir, il s’agissait d’automatiser des choses, de faire émerger de nouveaux processus, de nouvelles façons d’organiser des activités. Parmi mes meilleurs souvenirs, il y avait le logiciel qui permettait de récupérer les informations d’un spectromètre dans une fonderie, l’informatisation d’une pêcherie de crevettes en Afrique, l’amélioration des processus de développement d’une équipe de programmeurs. Grande diversité géographique, culturelle, intellectuelle, sectorielle. Je m’amusais bien dans ces nouveaux projets. Je contribuais à simplifier le travail de personnes, à remplacer des carnets et des tableaux papier par des programmes. Là j’ai l’impression de stagner. Les projets sont différents, on ré-informatise des chaînes de traitement déjà en place, on cherche à gagner encore en productivité, on organise la surveillance des humains, gagner des secondes pour augmenter le profit des actionnaires. Le sens de tout cela s’évanouit, du moins pour moi. Mais que pourrais-je bien faire d’autre ? Je me renseigne à propos d’une formation qui mêle spiritualité et psychologie, cela à l’air intéressant. La réunion d’information m’accroche. Mais je me questionne, suis-je réellement prêt à faire ce virage ? En attendant, j’ai actualisé mon curriculum vitae et je commence à scruter les offres d’emploi dans mon secteur. Peut-être vais-je trouver un autre travail un peu plus excitant.

 

Il parait que nous ne sommes pas non plus nos émotions. J’ai lu cela dans un petit bouquin. A la manière des pensées il faut juste observer. Cela crée un détachement.

Je me suis donc mis à observer mes émotions. La colère surtout c’est celle qui m’ennuie le plus à cause de son intensité et son imprévisibilité. Je me rends compte que dans certaines situations je m’énerve avec une vitesse record. Fréquemment la colère survient lorsque je m’énerve avec Coralie à propos de tout et de rien -surtout de rien-; mais la situation numéro un, c’est lorsque je conduis. Dès que cela ne fonctionne pas comme je le souhaite je monte en pression. J’ai du mal à comprendre que j’ai ce comportement, étant plutôt flegmatique par nature. Quand ça coince, quand ça bouchonne, ou si un autre automobiliste ne réagit pas. Je me surprends parfois à hurler, pester dans voiture. Alors, quand ça arrive maintenant je me rends compte juste après mon coup de sang que j’étais en colère. Une prise de conscience du genre « Tiens, je suis en colère ou j’étais en colère ». Lorsque je m’en aperçois, c’est comme si une voix à l’intérieur de ma tête (une voix qui n’est pas moi, qui me semble extérieure à moi) faisait la réflexion mais en restant neutre, elle ne semble pas affectée. Dans les premiers temps, la prise de conscience arrive cinq ou dix minutes après la survenue de mon irritation. En continuant l’observation, je note que le moment où je me rends compte de mon état émotionnel se rapproche de plus en plus de mon éclat de colère. Au fil de temps, dès que la colère survient, j’en ai conscience. Et le fait d’avoir conscience de cela suffit à faire retomber cette colère comme un soufflé au fromage. C’est magique. Cela ressemble à la méditation, lorsque j’observe les pensées qui passent. Hey, je deviens un grand sage ! Lorsque la zénitude est en moi je perçois mon environnement différemment. Je considère cette colère simplement comme une indication d’une contrariété, mais sans m’en imprégner et faire des choses que je regrette ensuite, avoir des paroles blessantes ou un comportement de fou furieux. Cela me fait penser à un des quatre accords toltèques : « Ne le prends pas personnellement. » Avant que je ne prenne connaissance de cet accord, par exemple, si quelqu’un ne démarrait pas au quart de tour au feu rouge, je commençais à fulminer en me disant : « Mais ce n’est pas possible, il fait exprès, c’est pour m’emm… ! Etc. ». Et si c’était juste que le chauffeur devant moi était en train de penser à autre chose, ou avait une autre préoccupation qui n’avait rien à voir avec moi ? Et si cet individu était juste dans son monde, dans son univers à lui ? Ces accords toltèques sont des messages qui nous viennent de la sagesse chamane, qui nous proposent une autre manière d’envisager les choses.

Mais alors si je ne suis ni mes pensées, ni mes émotions qui suis-je ?

 

Avec ma convalescence je me rends compte que je ne vais pas pouvoir continuer l’Aikido. Dommage, cela me plaît vraiment ; cette capacité à utiliser l’énergie d’un adversaire et lui retourner, prendre son centre. Il n’y a pas de violence, pas de force, simplement de la souplesse. Être disponible et accueillir l’autre. Il faut que je trouve une autre activité sportive, cela me fait tellement de bien, de me sortir du bureau, des écrans.

avatar
  S’abonner  
Notifier de

“Mon corps, que souhaites-tu faire aujourd’hui ?”

Glorieuses possibilités

Glorieuses possibilités : livre Glorieuses possibilités : livre Allez-vous convoquer votre phénoménance dans votre vie ? La phénoménance c’est la capacité de créer quelque chose

Lire plus »

Changer sa vie. Chapitre 1

Roman Changer sa vie, vers la lumière Je me suis toujours demandé ce que je faisais sur Terre. De découvertes en surprises, Marc nous partage

Lire plus »